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PAROLES DE NUMISMATE : FREDERIC THIRY, CARNET DE VOYAGE
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Frédéric Thiry - Carnet de voyage
Les liens entre le Cercle numismatique de Nice et la Belgique se renforcent... Nous avons récemment eu le plaisir d'accueillir lors d'une de nos soirées Frédéric Thiry, illustrateur de talent et  sympathique numismate belge, en vacances sur la Côte d'Azur. De retour outre-Quiévrain, celui-ci a ne nous a pas oubliés et a eu la gentillesse de nous livrer ses impressions en nous adressant le texte reproduit ci-dessous. Merci Frédéric pour ton amabilité et pour nous avoir apporté des 2 euros Atomium qui ont été très appréciées...
Lors d’un séjour dans la région niçoise, à Contes exactement, j’ai eu l’occasion de découvrir le Cercle numismatique de Nice et une petite partie de la Côte d’Azur. Voici peut-être des idées pour vos prochaines vacances... 

Depuis Contes, dans l’arrière-pays, pour se rendre à Nice, il suffit de suivre le cours du Paillon. Ce fleuve se jette dans la Méditerranée à hauteur de la Promenade des Anglais. C’est le chemin que j’ai suivi pour trouver le Cercle numismatique de Nice dont le local se situe pratiquement à l’embouchure du fleuve (1). Nous sommes là entre plusieurs collines. L’une à l’est où se trouvait la grecque Nikaïa (la Victorieuse, qui a donné son nom à la ville) et une autre au nord où se trouvait la romaine Cemenelum (qui a donné son nom au quartier de Cimiez).
Une soirée au Cercle numismatique de Nice

Une autre façon de découvrir le club est de passer par son site (2). J’y ai justement vu que le cercle proposait une de ses conférences mensuelles lors de ma présence sur place. Je m’y rends donc. Monsieur Acchiardi, le Président, et les autres membres du Cercle m’accueillent très chaleureusement. Quelques belges installés dans la région sont membres du club, me disent-ils en choeur. 

Avant la conférence, l’habitude est d’échanger les dernières nouvelles numismatiques ou de montrer les récentes trouvailles. Mon attention est attirée par le médaillier qu’un des nouveaux participants, Serge le Gall (3), spécialiste du monnayage indo-parthe, a apporté. Ce soir là, ses plateaux contiennent d'étonnantes médailles sur le thème de la Révolution de 1848. Elles sont là non pas pour être proposées à la vente mais pour que chacun puisse en profiter, en discuter. D’autres membres présentent des monnaies pour identification. 

La bibliothèque m’est ouverte. Elle contient, entre autres, les Annales du Cercle depuis 1981. Toutes les conférences d’une année sont publiées l’année suivante (4). J’en profite pour acquérir les Annales 2001 avec, entre autres, un très bel article sur Trèves et la Porta Nigra ainsi qu’un sur Jean l’Aveugle de Luxembourg, tous deux écrits par Pierre Lovy, pasteur et ancien graveur à la Monnaie de Paris. Les articles sont non seulement intéressants mais la présentation est soignée et contient des reproductions en couleur. 

Vient ensuite la conférence proprement dite. Aujourd’hui, deux membres du club, Yves Brugière et Jérôme Cotte, projection à l’appui, présentent la « Numismatique des nouveaux pays de l’UE ». Pour entamer le sujet, honneur à la Slovénie qui a déjà adopté et frappé ses euros. On a d’ailleurs frôlé l’incident diplomatique avec l’Autriche voisine et plus particulièrement la Carinthie qui accepte mal le choix de certains sujet des euros slovènes. Malte et Chypre suivent. Ils devraient être les prochains à rejoindre la zone euro en 2009. Viennent ensuite les pays baltes puis les anciens pays socialistes, en terminant par la Bulgarie et la Roumanie, les derniers à être rentrés dans l’UE. Après un bref historique politique et numismatique, les euros de chaque pays sont projetés. Pour les pays n’ayant pas encore adopté l’iconographie de leurs futurs euros, les orateurs extrapolent par rapport au passé. Les Polonais reprendront sans doute leur aigle,... Félicitations aux conférenciers. Voici un sujet qu’on retrouvera avec plaisir au sommaire des annales 2007.
En plus de ses conférences mensuelles, le Cercle organise chaque année une sortie qui, sans être purement numismatique, n’en est pas moins culturelle. Il publie occasionnellement des hors-série comme celui qui vient de paraître : Massalia, les oboles des périodes classiques et héllenistique, 410-49 av JC, par Henri d’Hermy. Et bien sûr le Cercle a son site (bravo à Yves Brugière !), reprenant l’actualité du Cercle, l’histoire de Nice, des articles sur des thèmes divers (citons deux articles rédigés par un Belge, Vincent Deprêtre : un billet de nécessité de la ville de Boom et les billets du Congo belge à l’effigie des mystérieux Mangbetus).

Voici donc un club passionnant qui axe ses soirées sur l’échange de connaissance dans la convivialité. Ici, rien ne s’achète, tout se partage. Et si malgré tout vous souhaitez alléger un peu votre portefeuille, alors rendez-vous sur le square D. Durandy, dans le centre de Nice, me confie le Président. Tous les dimanches depuis 1929, un petit marché s’installe (timbres, cartes postales, monnaies,...).  Le Cercle organise aussi un salon annuel qui, en 2007, aura lieu le 4 novembre et sera placé sous le signe de Giuseppe Garibaldi, né à Nice en 1807.

Voir aussi l’article de Numismatique et Change paru en mai 2005 (n° 360, p 30) sur le Cercle numismatique de Nice.
L'Histoire de la capitale de la Côte d'Azur en quelques lignes

Les Ligures s’installent sur la côte de 900 à 600 av JC. Ils construisent les premiers oppidums, villages perchés et fortifiés. Au VIIIè siècle, les Celtes venus du nord s’intègrent progressivement aux populations locales donnant naissance à la civilisation celto-ligure. En 600 av JC, des Grecs de Phocée fondent Massalia. Ils apportent avec eux, entre autres, la culture de l’olivier toujours bien présent dans la région. Au Vè siècle, les Phocéens de Marseille établissent un comptoir à Nikaïa. Plus tard, les Romains, appelés à l’aide par Massalia suite à des attaques de peuplades de l’arrière-pays, en profiteront pour annexer la région. Ce sont les débuts de la Provincia romaine qui va donner son nom à la Provence. A la chute de l’Empire romain en 476, la cité doit résister aux invasions barbares et sarrasines. Finalement, les Francs assoieront leur autorité. Au Traité de Verdun en 843, lors du partage de l’Empire de Charlemagne, la Provence revient à Lothaire, mais 40 ans plus tard, les Sarrasins sèment la terreur. Il faudra attendre 974 pour que Guillaume le Libérateur, Comte de Provence, mette fin à leurs exactions. Le territoire restera provençal jusqu’en 1388, date à laquelle Nice et l’arrière-pays ne reconnaissent plus l’autorité du Compte de Provence et se donnent à la Savoie. Ce sera d’abord le Comté de Savoie jusqu’en 1416, puis le Duché de Savoie jusqu’en 1720  et enfin le Royaume de Sardaigne jusqu’en 1860. En effet, les Ducs de Savoie ont hérité de la Sardaigne qui avait rang de Royaume et en profitent donc pour prendre le titre de Roi. En 1789, des nobles et des prêtres français se réfugient à Nice suite à la Révolution et intriguent contre elle.. En 1792, la ville est envahie par les troupes françaises. Mais en 1814, à la chute de Napoléon, le Comté est restitué au Roi de Sardaigne. En 1860, la ville est définitivement acquise à la France quand le Roi de Piémont-Sardaigne se voit contraint de « remercier » Napoléon III de son aide dans la réalisation de l’unité italienne et offre Nice et la Savoie à la France.

Pour plus de détails ainsi que des illustrations des monnaies de Nice depuis le Xè siècle, voir le site du Cercle numismatique de Nice (2).
A voir : le Musée archéologique de Nice-Cimiez

Le Musée est installé sur la colline de Cimiez, dans les ruines de l’antique cité romaine de Cemenelum entre l’amphithéatre et les thermes. Il présente des collections méditerranéennes grecque, latine et italique. A voir en particulier un trésor de monnaie romaines du IIIè siècle. Il s’agit du trésor dit « de la compagnie des eaux à Cimiez ». Ce trésor a été mis au jour lors des excavations pour le creusement du canal de la Vésubie, le 7 janvier 1883 dans la zone correspondant à la limite nord de la ville antique. Sur 950 monnaies trouvées, le Musée archéologique conserve 289 Antoniniani en argent (Antoninianus, crée sous Caracalla, équivalent 2 deniers, dont le poids d’argent passe de 5,11g à 3,39 sous Gallien). Les monnaies thésorisées sont comprises entre 238 et 259-260. L’enfouissement du trésor serait donc peu postérieur à 259. Le manque d’informations sur le contexte ne permet pas de le lier d’une façon certaine aux invasions alamanes écrasées par Gallien en 260 à Milan. Une épargne avoisinant 8 000 sesterces ne faisait pas du propriétaire de notre trésor un homme riche de la cité de Cemenelum.
Monaco: une principauté chargée d'histoire

LJe ne pouvais pas manquer de passer par Monaco à 15 km de Nice. Monaco, 32 000 habitants dont 6100 Monégasques ! et un magnifique Musée des Timbres et des Monnaies (5)... vide de visiteurs. Ils sont tous au Musée Océanographique ou à la rélève de la garde. Le bâtiment qui abrite le Musée est moderne et magnifique, il donne l’impression d’être le riche écrin d’un collectionneur privilégié, le Prince lui-même. La présentation est splendide. Il faut voir les maquettes originales de nombreux timbres monégasques et les plaques gravées ayant servies à leur reproduction. A voir aussi, l’espace réservé aux timbres rares et où se dévoile une collection de documents préphilatéliques. Notamment des lettres datées de 1870 qui sont sorties de Paris assiégée avec Léon Gambetta par ballon (on se souvient de la monnaie de 10 francs français de 1982 représentant cet épisode et émise à l’occasion du centenaire de la mort de Gambetta). Et enfin à voir une petite mais très belle collection de monnaies retraçant toute l’histoire de Monaco. La 20 francs bicolore frappée en 1992, 1995 et 1997 a retenu mon attention. Elle représente le Palais Princier que je venais de voir quelques instant auparavant. Quelques coins sont là aussi. Certains ont l’air de n’avoir jamais servis !

Pour l’histoire de Monaco, on rappellera l’épisode de 1297, quand un Grimaldi, génois, François « la Malice », s’empara par la ruse de la seigneurie de Monaco. C’est en effet, déguisé en moine franciscain qu’il parvint à entrer dans la ville. Depuis , les armes et le nom de Grimaldi ont toujours été portés par les héritiers. Cet épisode explique la présence sur les monnaies de deux moines portant les armes de Monaco. Et ce n’est qu’au XVIIè siècle que les Grimaldi se proclamèrent Princes de Monaco.

 Voir aussi deux articles de Numismatique et Change concernant Monaco :

 -          le Musée des Timbres et des Monnaies de Monaco (n° 382, mai 2007).

 -          Regard sur 4 siècles d’émissions monétaires monégasques (n° 361, juin 2005).

Beaulieu, la Grèce retrouvée dans la villa Kérylos

Entre Nice et Monaco, à Beaulieu-sur-Mer, à la pointe de la baie des Fourmis, se trouve la villa Kérylos. Il s’agit d’une villa grecque construite en 1902 par l’archéologue et numismate allemand Théodore Reinach. Cette reconstitution est inspirée des villas édifiées sur l’île grecque de Délos entre les IIè et Ier siècle av JC. Théodore Reinach y a vécu et il y recevait ses préstigieux voisins : Gustave Eiffel, Leopold II de Belgique,... Kérylos est le nom grec de l’alcyon, oiseau mythique considéré comme un heureux présage.  A voir aussi à Beaulieu, la Rotonde, à côté du casino, jadis salle de restaurant d’un grand hôtel de la Belle Epoque.  

Contes

La vieille ville de Contes se trouve sur un éperon rocheux à 15 km au nord de Nice. On voit encore la trace d’une des portes des anciens remparts qui donne accès aux ruelles et passages étroits médiévaux. On remarquera la présence de linteaux en pierre, bois ou fer forgé dont le plus ancien remonte à 1556. Sur d’autres maisons, on trouvera des frises décoratives de la fin du XIXè siècle réalisées par des artistes piémontais et qui ne sont pas sans rappeler l’art nouveau en vogue à la même époque chez nous.

Châteauneuf-Vieilleville

Ce village médiéval en ruine est à voir près de Contes. Son dernier habitant l’a quitté dans les années ’50. Une fois près des ruines, il faut en profiter pour prendre le petit sentier et faire la promenade à pied autour du Mont Macaron. De là, la vue est imprenable sur Nice et l’arrière-pays.

 (1) Cercle numismatique de Nice, 4, rue Melchior de Vogüé à 06000 Nice

 (2) www.numismatiquenice.fr

 (3) voir Numismatique et Change n°382 de mai 2007, pp32-33 l’interview de Serge le Gall

 (4) un index thématique des articles parus dans les Annales se trouve sur le site internet

 (5) Musée du Timbre et des Monnaies, 11, Terrasses de Fontvieille, à deux pas du Palais Princier

 (6) pour la villa Kérylos, www.culturespaces.com


Ne manquez pas de visiter les sites internet de Frédéric : www.fredericthiry.be   et   www.lagalerie.be/thiry
Prochaine soirée du CNN : 11 SEPTEMBRE 2017 : "Les monnaies des seigneurs de Roquefeuil" par Gilbert Acchiardi  ...