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MOYEN-AGE  /  RENAISSANCE  -  Pièces Franco-Ecossaises
23
LES MONNAIES FRANCO-ECOSSAISES
DE MARIE STUART ET FRANCOIS II

ou la numismatique d'une union royale
Par Yves BRUGIERE,
President du Groupe Numismatique de Provence
ybrugiere@aol.com
Marie Stuart et François II
Unies depuis le haut Moyen-Age face à l'Angleterre, leur préoccupation commune, la France et l'Ecosse conforteront leur Auld Alliance en 1558 lors du mariage entre François, Dauphin de France, fils d'Henri II, et Marie Stuart, reine d'Ecosse et fille de feu Jacques V d'Ecosse et de Marie de Guise.

La mort prématurée et sans descendance de François II empêchera la réunion durable des deux royaumes. Cette union éphémère donnera lieu à des émissions monétaires originales, aux armes de France et d'Ecosse, que la présente étude se propose de présenter en les replaçant dans leur contexte historique.

Ces émissions peuvent se scinder en quatre périodes successives :

· la période de pré-mariage : 1543-1558
· le mariage : 1558-1559
· le double règne : 1559-1560
· le veuvage : 1560-1565

I - LE MONNAYAGE DE LA PERIODE DE PRE-MARIAGE : 1543-1558

En 1542, le roi d'Ecosse Jacques V meurt de chagrin à la suite de la déroute infligée à ses sujets par les anglais à la bataille de Solway Moss. Huit jours après son décès, son épouse, Marie de Guise, accouche d'une fille, la future Marie Stuart. Ce double événement aura pour effet inattendu d'inciter les anglais à temporiser militairement.

Marie devient ainsi reine d'Ecosse alors qu elle n'est âgée que d'une semaine. Elle sera couronnée à la hâte le 9 septembre 1543 dans un contexte politique extrêmement troublé. Cette «reine-nourrissonne », petite-fille d'Henry VII d'Angleterre, sera souvent déplacée d'une forteresse à une autre pour éviter les tentatives d'enlèvement.

Dans un premier temps, il sera envisagé de la fiancer au fils d'Henri VIII, le prince Edouard. Mais l'attitude dominatrice du roi d'Angleterre à l'égard de l'Ecosse, et les calculs politiques et personnels, entraîneront la défection du comte d'Arran et du cardinal Beaton, les deux plus hauts dignitaires écossais. A la suite de ce qui sera considéré comme une trahison, les armées anglaises ravageront l'Ecosse, y pratiquant incendies, destructions, pillages et profanations.

Confrontés à la perspective de la destruction totale de leur pays, les Ecossais se tourneront alors vers la France. En décembre 1543, le Parlement écossais proclamera le renouvellement des liens «maintenus religieusement et depuis si longtemps » entre l'Ecosse et la France.

Rendue possible par la naissance en 1544 de François, fils d'Henri II, l'alliance avec la France apparaîtra alors comme la seule issue pour sauver l'Ecosse de son asservissement à sa puissante voisine et de sa destruction totale.

Ce projet d'union de l'héritière potentielle du trône d Angleterre avec l'ennemi héréditaire provoquera la fureur des anglais. Malgré le décès d'Henri VIII en 1547, leurs exactions en Ecosse redoubleront de sauvagerie. Cette année là, les écossais seront à nouveau écrasés à la bataille de Pinkie Cleuss.

En janvier 1548, des pourparlers seront entamés en vue du mariage de Marie avec le Dauphin. En juin, 6.000 soldats français débarqueront en Ecosse sous le commandement du seigneur André de Montalembert. En juillet, le Parlement écossais donnera son accord aux fiançailles de Marie avec le fils d'Henri II à la condition que la France protège l'Ecosse et respecte sa traditionnelle indépendance.

Afin d'éloigner la précieuse jeune souveraine des multiples dangers qui la guettaient en Ecosse, Marie embarquera aussitôt pour la France. Soustraite à l'affection de sa mère, elle passera l'essentiel de son enfance à la somptueuse Cour des Valois.

La régence en Ecosse sera assumée par le Comte d Arran, puis par sa mère, Marie de Guise, de 1554 à 1558. Durant cette période, des monnaies seront frappées en son nom en Ecosse. Une pièce d'or de 44 shillings consacrant l'union avec le Dauphin de France sera émise en 1553. Sur cette monnaie (fig. 3 ci-dessous) figurent les initiales M (Mary)/ F (Francis)  et  G (Guise) imbriquées, ainsi que les initiales I G du régent (Iacobus gubernator).
Fig. 1: pièce d'or de 44 shillings aux initiales imbriquées
Le contrat de mariage officiel stipulait que le Dauphin porterait le titre de roi d'Ecosse et qu'il aurait, en Ecosse, les mêmes pouvoirs que son épouse. Il était convenu qu'à son accession au trône les deux pays seraient réunis sous la même couronne, leurs sujets étant de part et d'autre naturalisés.Le contrat prévoyait que seul l'héritier mâle des conjoints pourrait prétendre au trône de France et qu'en cas de décès de Marie, la France aiderait à l'installation du plus proche héritier écossais par le sang. En cas de décès de François, Marie était assurée d un capital de 600.000 livres et aurait le choix de demeurer en France ou de rentrer en Ecosse.

Mais deux contrats secrets, ignorés des Ecossais, étaient également signés. Le premier prévoyait que l'Ecosse et les droits écossais sur le trône d'Angleterre reviendraient à la France pour le cas où Marie décèderait sans héritier. Le second disposait que l'Ecosse et tous ses revenus étaient acquis à la France jusqu'à remboursement des sommes exposées pour la défense de ce royaume...

Le sentiment de supériorité écrasante vis-à-vis du petit royaume du nord, et d'avantage conféré à l'Ecosse par l'union avec la France, ressort très nettement d un texte de 1558 dédié à la soeur d'Henri II par Etienne Perlin et en partie reproduit ci-après:

« O, bienheureux te dois-tu estimer Royaume d'Ecosse, d'être favorisé, nourry, entretenu, comme l'enfant sous la mamelle du très puissant et magnanime Roy de France, le plus grand seigneur de tout le monde et monarque futur de toute la machine ronde; car sans luy, tu fusses en cendres mis, et le pays gâté, et ruiné par les Angloys, du tout de Dieu mauldicts »...

A la suite de ce mariage royal, de nouvelles émissions monétaires auront lieu en Ecosse. Elles mentionneront les qualités des époux: roi et reine de France et d'Ecosse, et Dauphin et Dauphine de Viennois.

1°/ Les monnaies écossaises

Les monnaies écossaises seront frappées dans l'atelier d'Edimbourg.

En 1558 sera émis un spectaculaire gros d'argent, ou testoon, aux armes de l'Ecosse, de France et du Dauphiné portant la légende « FRAN ET MA DG RR SCOTOR DD VIEN » (Francis et Mary, Roi et Reine d'Ecosse, Dauphin et Dauphine de Viennois) et, au revers, les lettres F et M imbriquées, encadrées de deux croix de Lorraine et surmontées d une couronne (fig. 2).
En 1559, un quart de gros d'argent sera émis pour consacrer l'évènement du mariage. La légende figurant dans un carré sur cette monnaie est hautement biblique : « IAM NON SUNT DUO SED UNA CARO » (ils ne sont plus deux, mais une seule chair). Figurent sur cette monnaie, couramment appelée nonsunt en Ecosse, le monogramme FM couronné, encadré par un dauphin et un chardon également couronnés et, au revers, la légende « FRAN ET MA DG RR SCOTOR DD VIEN » (fig. 3).

De 1558 à 1560 sera frappée une petite monnaie de billon appelée «lion » ou hardhead déformation du mot français hardi) comportant, au droit, sous une couronne, les initiales FM imbriquées, encadrées par deux dauphins et, au revers, le lion d Ecosse (fig. 4).Ces deux dernieres monnaies de billon seront très largement contrefaites.
Fig. 2 : testoons 1558 et 1559 - Edimbourg  (coll. Bedel)
2°/ Les essais d'or et d'argent

Deux remarquables essais, l'un en or, l'autre en argent, ont été gravés en France pour l'Ecosse.

L'essai d'or sera émis en 1558, l'année du mariage. D'un poids de 7,60 g, il présente, au droit, les bustes affrontés de François et Marie, sous une couronne, avec la légende « FRAN ET MA DG RR SCOTOR DELPHIN VIEN » et, au revers, une croix formée de huit dauphins couronnés entrelacés, symbolisant les droits des époux, et cantonnée de quatre croix de Lorraine formant une croix de Saint-André, pour la régente, avec la légende HORUM TUTA FIDES (leur fidélité est assurée) et la date 1558 (fig. 5).
Fig. 3: Quarts de gros ou nonsunt
Fig. 4 : Liard de billon ou hardhead
(coll. Bedel)
Fig. 5 et 6: les exceptionnels essais d'or (ducat) et d'argent  aux bustes affrontés
Toujours en 1558, sera frappé un essai d'argent au droit presque identique, sauf la coiffure et l'habillement des mariés, et comportant au revers un écu couronné parti de France, du Dauphiné et d'Ecosse entre les lettres F et M couronnées et l'inscription « FECIT VTRA QVE VNUM (il -l'écu- ne fait désormais plus qu'un seul).

III - LES MONNAIES DU REGNE FRANCO-ECOSSAIS: 1559-1560

Lors d'une grande fête donnée le 30 juin 1559 en l'honneur du double mariage de Marguerite, soeur d'Henri II, avec le duc Emmanuel-Philibert de Savoie, et d'Elisabeth, fille d'Henri II, avec Philippe II d'Espagne, le roi de France sera mortellement blessé à l'oeil lors d'un tournoi par la lance de Montgomery, capitaine de la garde écossaise... Malgré les soins d'Ambroise Paré, il allait décéder le 10 juillet suivant.

Sacré à Reims le 18 septembre 1559 dans une ambiance de deuil, François accédait au trône de France sous le nom de François II. Marie devenait reine de France.

La numismatique écossaise allait à nouveau refléter l'évolution politique, contrairement à la France qui n'allait procéder à aucune émission (durant son règne de dix-huit mois François II n'a bénéficié d'aucune émission à son nom, les monnaies continuant à être émises au nom de Henri II).

En 1560, un gros d'argent (fig. 7) et des demi-gros identiques seront émis à Edimbourg sur le modèle du testoon des fiançailles de 1558. Ces monnaies comportent au droit un écu parti de France et d'Ecosse, couronné et encadré d'une croix et d'une croix de Saint-André avec la légende « FRAN. ET. MA. DG R.R. FRANCO SCOTOR » Francis et Mary, par la grâce de Dieu, Roi et reine de France (et) d Ecosse) et, au revers, sous une couronne, le monogramme FM encadré d'un lis et d'un chardon couronnés, et l'inscription « VICIT LEO DE TRIBV IVDA (le lion de la tribu de Juda a vaincu) 1560».
IV - LE MONNAYAGE DU VEUVAGE

L« Infortuné garçon dont la naissance avait été saluée comme un miracle, blafard et bouffi, taché de furonculose, souffrant de mille maux parmi lesquels des abcès toujours renaissants» , François II allait décéder brutalement le 5 décembre 1560 à l'âge de seize ans, après moins de dix-huit mois d'un règne sans réel pouvoir, dominé par les Guise, oncles de Marie.

Son règne était marqué par la tentative d'enlèvement fomentée, sans doute à l'instigation de l'Angleterre, par les huguenots, partisans d'Antoine de Bourbon et de Louis, Prince de Condé, lors de la fameuse conjuration d'Amboise.

François ne laissait aucun héritier. Il n'est pas certain d'ailleurs que le mariage ait été seulement
consommé compte tenu du jeune age des conjoints, les chroniqueurs ayant de plus signalé que le jeune roi paraissait souffrir d'une espèce de "flétrissure").

La couronne de France était ainsi dévolue à son frère cadet, Charles IX.

Marie, reine des Ecossais, se retrouvait veuve à dix huit ans. Les négociations menées en vue de son remariage avec Don Carlos d'Espagne ou avec d'autres prétendants n'aboutissaient pas pour des raisons d'équilibre politique et religieux. L'union ne devait en effet préjudicier ni aux intérêts de la France, ni à ceux de sa cousine, la reine Elizabeth 1ère d'Angleterre, dont Marie attendait d'être officiellement reconnue comme héritière du trône.

Confrontée aux exigences et à l'hostilité de Catherine de Médicis, la régente, qui avait retrouvé la
première place à la Cour,Marie n'allait pas tarder à rentrer à regret en Ecosse, après avoir retardé au maximum son départ, qui s'effectuait à Calais le 14 août 1561 ."Adieu France, je pense ne vous revoir jamais !" se serait-elle écriée sur le bateau qui la transportait vers son destin tragique, alors que s'éloignaient les cotes de France.

L'union entre les couronnes de France et d'Ecosse ne serait jamais réalisée. En 1560, la France renonçait en signant le Traité d'Edimbourg à tous ses droits sur l'Ecosse. Ainsi se terminait la Vieille Alliance entre les deux pays.
Fig. 7: le royal testoon
Marie Stuart: une reine de légende
Après cinq années de veuvage, Durant lesquelles des testons aux armoiries de France et d'Ecosse étaient frappés (fig. 6), Marie se remariait, presque en cachette, en 1565 avec son cousin Henry, lord Darnley. Les fleurs de lys cédaient alors la place au double chardon sur les monnaies écossaises.

CONCLUSION

Le mariage de François II et de Marie Stuart représente peut-être l'un des plus grands rendez-vous manqués de l'histoire de France. En effet, si François II et Marie Stuart avaient eu un héritier, cet enfant aurait été en marche vers un fabuleux destin puisqu'il aurait pu prétendre aux trônes de France, d'Ecosse et d'Angleterre au décès d'Elizabeth 1ère d'Angleterre, cousine de Marie et morte sans postérité.

Mais le sort ne l'a pas voulu ainsi et seules les couronnes d'Angleterre et d'Ecosse seront réunies lorsque le fils de Marie Stuart et de lord Darnley, héritant de celle qui avait fait exécuter sa mère, accèdera au trône d'Angleterre sous le nom de Jacques 1er.

Jusqu'à une date récente, les monnaies franco-écossaises avaient été adoptées par les numismates français qui les incluaient pour partie dans leurs catalogues de monnaies royales françaises. Aujourd hui,certains estiment que les monnaies émises en Ecosse seraient strictement écossaises en considérant que François II, de par son mariage avec Mary, n'était que roi consort, et non pas Roi d'Ecosse.

Pourtant, le contrat de mariage est formel: François est devenu roi d'Ecosse avec les mêmes pouvoirs que Marie et la couronne matrimoniale. Les monnaies frappées en Ecosse le confirment en mentionnant bien « FRAN. ET. MA. DG R.R. FRANCO SCOTOR, c'est à dire FRANCOIS ET MARIE, ROI ET REINE DE FRANCE ET D'ECOSSE, le roi de France ayant la préséance, ce qui ne sera pas le cas des émissions monétaires de Marie Stuart et Lord Darnley, où le nom de la reine figurera en premier sur les monnaies.

De plus, un embryon d'union politique s'est développé à la suite du mariage, notamment au regard des questions de nationalité. Par la suite, il sera même envisagé de donner cours légal en Ecosse aux monnaies françaises.

Les monnaies émises en Ecosse paraissent ainsi bien mériter leur appellation de monnaies franco-écossaises, tout au moins pour la période de 1559 à 1560, durant laquelle les deux pays ont été unis politiquement. Pour la période antérieure et postérieure, il s'agit de monnaies écossaises aux armes de France et d'Ecosse, rappelant les liens entre les deux pays.

La série monétaire franco-écossaise est intéressante car elle reflète parfaitement les étapes de l'évolution politique et témoigne de l'importance du mariage de Marie avec le Dauphin de France.

Il s'agit au demeurant des seules émissions monétaires au nom de François II et représentant son portrait ainsi que celui d'une reine de France.


ADDENDUM : un jeton franco-écossais

Au fil de nos recherches, nous avons découvert l'existence d'un jeton franco-écossais daté de 1579, frappé 19 ans après le décès de François II et du vivant de Mary Stuart alors que celle-ci se trouvait en captivité en Angleterre.

Au droit, il présente les armoiries franco-écossaises dans un écu couronné et l'inscription MARIA D.G. SCOTOR.REGINA. FRAN. DOI.(Reine d Ecosse et Douairière de France)

Au revers, il présente une vigne dont les branches de droite sont mortes (allusion probable à François II) et dont les branches de gauche, feuillues, sont arrosées par une aiguière qui sort d'une nuée avec la légende: MEA SIC MIHI PROSUNT (mes biens me sont ainsi utiles).

D'autres jetons sont connus par des dessins pour le règne de François II et Marie Stuart (cf. Annales du Cercle numismatique de Nice 2002).

*********

Eléments de bibliographie et d'iconographie:

Alexandra FRASER, Marie Stuart Reine d'Ecosse et de France (éditions Robert Laffont)
Philippe ERLANGER, Marie Stuart, Ed. Perrin.
Michel DUCHEIN, Histoire de l Ecosse,
Donald BATESON, Scottish Coins (éditions Shire)
Louis CIANI, Les monnaies royales françaises de Hugues Capet à Louis XVI.
René HOUYEZ, Monnaies royales françaises.
Nicholas HOLMES, Scottish coins, History of the small coinage in Scotland. Ed° NMS Publishing.

Remerciements:
. à Pascale, pour son aide aux recherches de bibliographie et ses encouragements.
. à Mme Danièle ROSENTHAL-SZENDE et à M. Jacques BARDIN pour leur précieux
concours à la traduction des locutions latines.
. à Kavanagh numismatics à Edimbourg pour leur très aimable accueil.

à M. Jean-Claude Bedel pour les illustrations en couleur des monnaies.


Un conseil : si vous êtes de passage à Glasgow, ne manquez pas de visiter le très riche musée numismatique à l'Université de la ville (ambiance Harry Potter en prime!). Monnaies franco-écossaises bien sûr mais également une exceptionnelle collection d'aurei romains avec tous les empereurs en TTB ou SUP !


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