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PAROLES DE NUMISMATE : LE PRESIDENT DU CERCLE NUMISMATIQUE DE NICE
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QUESTIONS A M. GILBERT ACCHIARDI
PRESIDENT DU CERCLE NUMISMATIQUE DE NICE
Question : Monsieur ACCHIARDI, bonjour. Vous êtes depuis de nombreuses années Président du Cercle numismatique de NICE. Merci d'avoir accepté de répondre à quelques questions qui permettront à nos amis internautes de mieux connaître notre association et de connaître votre opinion sur plusieurs aspects de la numismatique. Mais, tout d'abord, pourriez-vous nous expliquer comment vous est venu le goût des monnaies ?

Réponse : Il y a plus de vingt-cinq ans, j'enseignais l'histoire dans une classe de sixième, et pour rendre le cours plus vivant, l'idée m'est venue, pour illustrer l'histoire romaine, de montrer des monnaies à mes élèves pour qu'ils puissent constater par eux-mêmes les abréviations monétaires telles IMP, CAES, COS, etc.., c'est à dire toute la titulature qui permettait à un empereur de proclamer ses pouvoirs, civils, militaires et religieux. Cela a plu aux élèves. J'ai commencé à acheter quelques monnaies et, depuis, cette passion ne m'a plus quitté.


Q : Avez-vous un domaine de prédilection ? êtes-vous un collectionneur spécialisé ?

R : J'ai toujours été intéressé par les monnaies romaines, mais étant natif du Comté de Nice, je m'intéresse aux monnaies de Provence qui ont eu cours avant 1388 (dédition du Comté de Nice), et les monnaies de Savoie qui ont eu cours jusqu'en 1860 (rattachement à la France). Ce ne sont pas des monnaies que l'on peut acquérir très facilement tout au long de l'année. On n'en trouve qu'une de temps à autre. Aussi, il vaut mieux s'intéresser à un domaine plus vaste comme les monnaies antiques ou les monnaies gauloises du Sud de la France.

Q : Voulez-vous nous signaler quelques monnaies de votre collection auxquelles vous êtes particulièrement attaché ou auxquelles se relie un souvenir particulier?

R : Eh bien, un peu comme dans la chanson de Georges Brassens, la première monnaie que l'on a prise dans ses doigts, pour moi c'est l'As de Nîmes, avec le crocodile connu de tous les collectionneurs et numismates. On pouvait en trouver il y a maintenant plus de vingt-cinq ans, au square Durandy à Nice, dans une petite boîte où un amateur les proposait à dix francs l'unité. Comme j'en avais pris plusieurs, je les avais eus à neuf francs pièce... De plus, comme ma belle-famille est originaire du Gard et en particulier de Nîmes, il y avait donc une double raison pour que je m'intéresse à cette monnaie. Je suis également très attaché à un franc à pied de Charles V d'avril 1360, car le 20 avril 1960 est la date d'anniversaire de notre mariage avec mon épouse et c'est un souvenir qui m'est cher.

Q : Justement, comment votre épouse vit-elle votre passion pour les monnaies ?

R : Très bien, elle s'intéresse à l'histoire et l'histoire de la monnaie ne l'a jamais découragée...

Q : Pourquoi collectionner les monnaies ?

R : Une monnaie, c'est un fragment d'histoire. Peut-être pour certains, s'agit-il simplement d'acquérir un objet précieux ou de faire un investissement. Pour moi, c'est aussi retracer l'histoire d'un personnage, d'une période. Ayant enseigné l'histoire pendant de nombreuses années, je me suis donc retrouvé à travers la monnaie.

Q : Pourriez-vous maintenant nous présentez l'association que vous dirigez ? Quand est comment a-t-elle été créée ? Quelles en ont été les grandes figures ? A-t-elle connu une évolution sensible depuis sa création ?

R : Voilà plus de vingt-cinq ans, des collectionneurs de monnaies se retrouvaient au square Durandy à Nice. Ils ont eu l'idée de se réunir de temps à autre le soir dans un grand hôtel niçois pour échanger ou acheter des monnaies. Lors de ces soirées, un exposé numismatique était présenté afin d'animer la réunion. Peu à peu, sous l'impulsion de Monsieur VERDIN, grand collectionneur de monnaies grecques du midi de la France, ces réunions sont devenues mensuelles et régulières. Par la suite, un autre président, Monsieur GIRARD, a eu l'idée de déposer des statuts en préfecture selon la loi de 1901 et c'est ainsi que le Cercle numismatique de Nice a été créé. Depuis vingt-cinq ans, on constate avec satisfaction un certain rajeunissement des membres de l'association.

Q : Y-a-t-il des anecdotes ou des faits marquants concernant le Cercle numismatique ou votre action de Président ?

R : Je me souviens d'un incident survenu il y a quelques années lors de notre exposition annuelle dans un grand hôtel niçois. Nous avions habituellement la disposition de la salle le samedi pour installer les tables et le matériel. Cette fois là, il y avait un dîner dansant qui nous a empêché de monter l'exposition la veille. On m'avait promis que le dimanche matin tout serait prêt pour que nous mettions tout en place. Or, surprise, à notre arrivée matinale, tous les reliefs de la soirée jonchaient encore le sol et les tables et rien n'était prêt alors qu'exposants et amateurs de monnaies n'allaient pas tarder à arriver ! Il a fallu que je sorte regarder le bleu de la Méditerranée et que je respire un grand bol d'air avant de revenir pour motiver mes troupes...

Q : Quel est la situation actuelle du CNN sur le plan de ses activités, du nombre d'adhérents et de ses finances ?

R : Concernant les activités, nous nous réunissons toujours une fois pas mois, le deuxième lundi à 20h30 au siège du club, 4, rue Melchior de Vogue, à NICE. Le nombre d'adhérents est resté à peu près stable, autour de la cinquantaine. A noter que certains oublient de payer leur cotisation quelquefois. Il y a beaucoup de mouvement. Certains arrivent, d'autres partent, d'autres malheureusement décèdent. Il serait bien que les collectionneurs que l'on retrouve le dimanche matin place Durandy adhèrent à notre club, pas seulement pour des raisons financières mais pour encourager l'association. Au point de vue des finances, la situation est très saine. Nous avons un petit pécule d'avance qui nous permet de faire face à d'éventuels imprévus.

Q : Comment se déroulent les rapports avec la municipalité niçoise ? envisagez-vous de demander des moyens supplémentaires ?

R : Depuis plus de vingt-cinq ans, les rapports avec la municipalité niçoise ont été sans problème. Nous recevons une subvention annuelle qui nous permet d'éditer les Annales du club dont le contenu et la présentation n'ont cessé d'être améliorées en utilisant la couleur. Pratiquement, toute la subvention passe dans cette édition. Je ne pense pas que pour l'instant nous ayons besoin de moyens supplémentaires si ce n'est éventuellement pour des opérations ponctuelles. Nous avons demandé une fois une petite rallonge pour l'achat d'un meuble bibliothèque qui nous était absolument nécessaire.

Q : Comment se présente l'avenir du Cercle numismatique de NICE ? Envisagez-vous des actions particulières ?

R : Ce que l'on souhaite, c'est voir arriver davantage de jeunes et que plus de membres du club s'investissent dans les différentes actions.

Q : Le CNN est membre du Groupe numismatique de Provence. Pourquoi cette adhésion et sera-t-elle maintenue dans l'avenir ? Quelle est la situation du GNP et ses actions ?

R : Le CNN adhère toujours depuis vingt ans maintenant au Groupe numismatique de Provence car chacun ne doit pas rester isolé. Si l'on veut éviter de se faire concurrence pour les bourses, il faut bien établir un calendrier. Il faut aussi voir ensemble quels sont les problèmes de la numismatique et essayer de voir quelles sont les solutions à y apporter en commun. Et puis, dans notre monde moderne, la solidarité me paraît essentielle. Certes, l'année dernière, deux clubs, MARSEILLE et SAINT-RAPHAEL, ont quitté le GNP pour des raisons qui leurs sont propres, mais je pense qu'il s'agit d'une erreur car le GNP essaie de fédérer toutes les bonnes volontés de la Provence, depuis ARLES jusqu'à MENTON. Le GNP est dans une situation tout à fait saine, avec son Président Jean-Louis CHARLET, originaire d'AIX-EN- PROVENCE, et qui essaie de maintenir à un haut niveau les Annales du GNP et l'on espère qu'il pourra renouveler sa candidature encore cette année.

Q : Pensez-vous que l'arrivée de l'euro a créé un engouement pour la collection des monnaies et la numismatique en général ?

R : L'euro a effectivement créé un engouement extraordinaire et tout d'abord, un formidable mouvement monétaire lorsque des milliers de gens se sont séparés de quantités phénoménales de pièces d'argent qu'ils avaient accumulées depuis des années dans leur bas de laine. Ensuite, beaucoup de nos contemporains ont été intéressés par les faces différentes des euros qui représentaient la vie ou l'histoire de chacun des pays et tout naturellement, nombreux ont été ceux qui ont décidé de les collectionner. On s'est aperçu rapidement que certains euros comme ceux de MONACO, prenaient rapidement de la valeur et certains y ont vu une occasion de réaliser un bénéfice.

Q : Les prix atteints par certaines séries euros (MONACO, SAN MARIN, VATICAN) vous paraissent-ils raisonnables ?

R : Non, ce ne sont pas des prix raisonnables. Depuis notre bourse numismatique du 3 novembre 2002, les cours se sont en grande partie effondrés. Certaines séries en brillant universel qui s'échangeaient à plusieurs centaines d'euros sont tombées à moitié prix. Il ne faut donc pas se précipiter pour ceux qui s'intéressent à ce type de collection. Il ne s'agit d'ailleurs pas de la meilleure numismatique qui existe mais si elle peut relancer la collection de monnaies en général pourquoi ne pas la soutenir ?

Q : Concernant le marché traditionnel de la pièce ancienne de collection, avez-vous constaté une évolution des prix de vente?

R : Les prix ont augmenté depuis vingt-cinq ans que je m'intéresse aux monnaies. Mais ce phénomène se remarque essentiellement pour les très belles monnaies rares notamment les beaux sesterces romains. En consultant les catalogues de vente d'Allemagne ou d'Italie, on constate que les prix ont flambé. Même les très belles monnaies gauloises en argent ou en or ont considérablement augmenté. Les monnaies françaises sont plutôt stables sauf les très belles et très rares monnaies en or médiévales qui sont très recherchées.

Q : Peut-on considérer la collection de monnaies comme un placement ?
Y-a-t-il des valeurs sûres en numismatique et quelles seraient-elles ?

R : Je crois que si l'on n'est pas passionné par la numismatique, on ne peut pas faire de bons placements. Les professionnels de la numismatique, qui sont bien au courant de la valeur des monnaies, essaient d'acheter à des prix intéressants car l'affaire on la fait à l'achat et pas à la vente, et si on vend trop cher on ne peut pas vendre facilement. Pour un bon placement, il faut acheter de très belles monnaies, investir dans la qualité, dans la rareté pour espérer que quelques années plus tard, on puisse revendre avec bénéfice.


Q : Dernière question : Quels seraient les conseils que vous donneriez à ceux qui débuteraient en numismatique sans avoir de trop gros moyens ?

R : Si l'on a pas de gros moyens, il est important d'avoir des amis autour de soi pour être conseillé dans ses premières orientations. A mes débuts, l'ancien président du club m'avait conseillé d'acheter des petites monnaies romaines. Effectivement, les romains ont frappé des millions de monnaies. On peut trouver des monnaies romaines valables à partir de quelques euros seulement et se constituer ainsi une petite collection, notamment de monnaies du Bas-Empire romain. Si l'on s'intéresse aux monnaies de France, on peut aussi collectionner les doubles tournois qui ont donné lieu à de multiples coins monétaires, ainsi que le font certains membres de notre club. Il vaut mieux s'intéresser aux monnaies pas trop récentes, car les sous troués on s'en lasse très vite et essayer de trouver des petites anomalies sur des monnaies du XXème siècle, ça ne mène pas bien loin sur un plan historique... Il sera bon de s'orienter vers des monnaies antérieures à la Révolution française.


Entretien du 31 janvier 2003. Propos recueillis par Yves Brugière.
Prochaine soirée du CNN : 11 SEPTEMBRE 2017 : "Les monnaies des seigneurs de Roquefeuil" par Gilbert Acchiardi  ...