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PAROLES DE NUMISMATE : LA PRÉSIDENTE DU SENNP
34
QUESTIONS A MADAME CHANTAL RAVANEL, PRESIDENTE
DU SYNDICAT NATIONAL DES EXPERTS NUMISMATES
ET NUMISMATES PROFESSIONNELS
Question : Madame RAVANEL, bonjour, vous êtes chargée des relations extérieures du Cercle numismatique de NICE, alors tout d’abord, un mot sur les XXIXèmes Rencontres numismatiques de NICE du 2 novembre 2003; le bilan est-il satisfaisant ?

Réponse : Le bilan du Salon de NICE est tout à fait satisfaisant. Il est toujours bien organisé, il se passe dans un cadre et dans un lieu très agréables. Il y a eu encore cette année beaucoup de participants et de collectionneurs. Les exposants ont été très satisfaits. Ils reviennent d’ailleurs d’une année sur l’autre, parfois de région éloignées de la Côte d’Azur, preuve que le Salon les intéresse. Ils y rencontrent leurs clients fidèles.

Q : Comment se porte le Cercle numismatique de NICE ?

R : Le Cercle numismatique de NICE se porte bien. Il s’agit d’une association très vivante et nous avons d’ailleurs enregistré de nouvelles adhésions depuis le dernier salon. Fait notable, le Cercle numismatique de NICE édite des Annales qui regroupent les travaux de l’année de ses membres, ce qui n’est pas le cas de toutes les associations numismatiques.

Q : Vous êtes également Présidente du Syndicat national des experts numismates et numismates professionnels (SNENNP) . Pouvez-vous nous dire qui rassemble ce syndicat et à quoi sert-il ?

R : Le SNENNP est un syndicat qui existe depuis une vingtaine d’années. Ses fondateurs ont souhaité que les professionnels de la numismatique renforcent leur déontologie. Il regroupe une soixantaine d’adhérents sur l’ensemble du territoire français, essentiellement des professionnels qui ont un magasin ou un cabinet, qui réalisent des ventes aux enchères et qui publient des catalogues ou des listes. Les conditions d’entrée sont assez strictes. Un parrainage est nécessaire et il faut être connu favorablement de la profession.

Q : Qu’appelle-t-on un expert numismate ? s’agit-il d’experts près les Tribunaux ?

Certains d’entre nous ont cette qualité d’experts auprès des Tribunaux ou des Douanes car ils en ont fait la demande et leur dossier a abouti. D’autres sont simplement reconnus comme experts par la profession au regard de leur activité ancienne et reconnue.

Q : Quelles sont vos tâches de Présidente nationale ?

R : Il s’agit de tâches assez lourdes. Le SNEPP veille au respect des règles déontologiques par les adhérents, la première d’entre elles étant de ne présenter à la vente que des monnaies dont l’authenticité est reconnue. Nous avons la possibilité d’exclure un membre de notre syndicat en cas de manquement grave. Toutefois, cela ne s’est pas produit depuis une quinzaine d’années. A travers l’AFENAP, nous essayons de faire émerger une déontologie commune au niveau européen. Le syndicat arbitre parfois les litiges entre collectionneurs et professionnels. Nous convoquons tel de nos membres pour recueillir ses explications en cas de réclamation. Mais notre Syndicat s’occupe surtout de la promotion de la profession et des relations avec l’Administration, notamment le Ministère de la Culture.

Q : Quels sont les principaux problèmes que rencontre la numismatique actuelle et auxquels le SNENNP se trouve confronté ?

R : Il y a plusieurs problèmes lié au marché de l’art. Nous sommes tout d’abord confrontés à une volonté de l’Etat de contrôler l’exportation des monnaies antérieures à l’année 1500 d’une valeur supérieure à 1.500 euros par une demande obligatoire de certificat auprès de la Direction du Livre et de la Lecture, qui est la Direction qui coiffe le Cabinet des Médailles. Le décret risque de sortir très prochainement. Cela risque d’aboutir à des gênes compte tenu des délais nécessaires à l’obtention de ces certificats (environ trois semaines). Il est exact que cela concerne un petit nombre de collectionneurs mais les monnaies à 1.500 euros ne sont pas si rares; il suffit de regarder les catalogues de vente.

Q : Quelle est la position du SNENNP sur ces problèmes ?

R : Cette volonté de l’Etat résulte de difficultés liées à certaines découvertes de trésors et à quelques imprudences qui ont pu être commises ça ou là. Il faut rappeler que la loi impose la déclaration des trésors auprès de l’administration et que si normalement l’inventeur a droit à la moitié de la découverte, et même à la totalité s’il est propriétaire du terrain, l’Etat dispose d’un droit de revendication en cas de découvertes d’un intérêt exceptionnel, mais à charge toujours d’indemniser l’inventeur du trésor.

Il faut certes préserver les intérêts de l’archéologie mais selon nous la législation française est trop draconienne. Elle aboutit à l’accumulation de quantités de monnaies dans les sous-sols des musées, monnaies qui ne seront pas toujours visibles pas le public. Se pose aussi le problème de leur conservation à long terme, plusieurs problèmes ayant été constatés par le passé à ce sujet. Les associations numismatiques locales pourraient peut-être jouer un rôle intermédiaire car elles comptent souvent dans leurs rangs des membres qui ont le niveau nécessaire pour inventorier des trouvailles monétaires.

Q : Vous dirigez également un magasin de numismatique à NICE (SOGEFI NUMISMATIQUE http://www.sogefinumis.com), Comment se présente actuellement le marché de la pièce de monnaie et du billet ?

R : Le marché de la pièce de monnaie est difficile. Il y a quelques gros collectionneurs qui ont un fort potentiel d’achat et se sont spécialisés sur le très beau mais ils ont tendance parfois à chercher le mouton à cinq pattes ! Il y a aussi le petit collectionneur qui va dépenser cinq à dix euros par mois pour s’acheter une ou deux monnaies. Le problème vient de la classe intermédiaire, de cadres moyens ou supérieurs de 40 à 50 ans qui a tendance à disparaître du circuit. Je pense qu’elle rencontre des difficultés liées aux prélèvements financiers, à l’augmentation des charges ou à l’insécurité de l’emploi.

La clientèle est différente sur le marché du billet. Elle est plus jeune et s’ouvre beaucoup à internet. Elle apprécie la plus grande simplicité de la collection de billets où les informations sont nombreuses et précises, contrairement aux monnaies anciennes où une érudition est nécessaire.

Q : Quels sont les domaines recherchés : en monnaies, en billets

R : Il y a beaucoup de demande sur les billets de la banque de France et sur ceux des vingt dernières années. Les collectionneurs cherchent à avoir tous les alphabets. La demande est forte aussi sur les billets fin 19ème ou début 20ème siècle, ainsi que sur les billets coloniaux. Les billets du monde, peu chers et souvent très beaux sont également appréciés. Les billets de nécessité sont très prisés, les gens appréciant leur caractère régional.

Concernant les monnaies, les romaines sont toujours recherchées, les byzantines sont en revanche délaissées. Les carolingiennes et royales sont assez bien reparties après une période d’essoufflement due à des prix élevés.

Q : Peut-on parler de « placements numismatiques », y a t il des valeurs sûres ?

R : Je n’aime guère le terme de placement en matière numismatique. Je le dis à toute personne qui me questionne sur la rentabilité de telle ou telle monnaie. Le véritable collectionneur n’a pas cette idée en tête. Le collectionneur est avant tout un amoureux d’histoire et de beauté. Il ne faut pas avoir le profit à l’esprit mais il faut d’abord savoir ce que l’on veut collectionner pour éviter de se disperser. L’idée de départ ne doit pas être celle de la rentabilité immédiate. Je conseille de se documenter pour connaître les prix et les états de conservation, ou encore de s’inscrire à un club avant d’acheter des monnaies.

Les collections bien constituées ne posent aucun problème à la revente. Si l’on a acheté des monnaies correctes et authentiques et si on ne les a pas payées un prix excessif, il n’y aura aucune difficulté. En général, au fil du temps, le collectionneur achète de mieux en mieux en améliorant ses connaissances.

Q : On trouve à présent le Franc ou le Gadoury en grande surface. Est-ce que l’arrivée de l’euro a provoqué un engouement du public pour la numismatique ?

R : Je ne considère pas les personnes qui se sont intéressées à l’euro comme de véritables collectionneurs. Il s’agit de néophytes qui ont cherché à réunir des monnaies en souvenir, souvent pour leurs enfants ou petits-enfants. Les professionnels remarquent une chute spectaculaire de ce type de collection. Et très peu de collectionneurs d’euros deviennent des collectionneurs de francs, pièces ou billets.

Q : Beaucoup de ventes de monnaies se déroulent désormais sur internet ; de grandes maisons de numismatiques y proposent leurs produits. Que penser de cette évolution ? annonce-t-elle la fin du commerce traditionnel en bourse numismatique ou en magasin ?

R : Il s’agit d’un réel problème. On voit souvent sur internet des monnaies fausses, non conformes ou mal décrites et on a demandé à plusieurs reprises à notre Syndicat d’intervenir pour faire retirer de la vente telle ou telle monnaie, notamment des monnaies gauloises manifestement fausses. La présence de professionnels sur ces sites est plutôt rassurante car elle confère une appréciable garantie aux acheteurs. Il est certain qu’internet est en train de faire évoluer le marché de la numismatique.


Propos recueillis par Yves BRUGIERE le 15 janvier 2004.
Prochaine soirée du CNN : 12 JUIN 2017 : "Les monnaies locales de Cagnes" par Jérôme Cotte / puis "Les bitcoins", par Gilbert Acchiardi / puis "Les monnaies locales" par Yves Brugière ...